Microsoft Un ensemble de correctifs, le plus fourni de ces 18 derniers mois

La Tribune 18/08/2008 Microsoft Un ensemble de correctifs, le plus fourni de ces 18 derniers mois

Linux : gOS 3.0 adopte les gadgets de Google
GOS est une distribution Linux basée sur l’Ubuntu. Depuis sa première version, elle offre un environnement graphique soigné et simple, et fait la part belle aux applications Web 2.0, en particulier celles du géant Google, qui sont directement intégrées sur le bureau du système d’exploitation.

Son succès rapide est lié à la popularité des machines Linux du constructeur Everex, vendues aux États-Unis, mais aussi à la confusion entre gOS et un hypothétique «Google OS», véritable légende urbaine du Web !gOS 3 «Gadgets» est aujourd’hui disponible en version bêta. Il est basé sur l’Ubuntu 8.04.1 et peut être téléchargé à cette adresse. Nous y retrouvons le même environnement graphique simplifié et efficace (Enlightenment). L’utilisateur ne sera pas dérouté par le jeu d’applications, puisqu’il se réduit aux ténors du logiciel libre, comme Firefox, Thunderbird, OpenOffice.org, etc. L’éditeur continue de surfer sur le succès du géant du Web en intégrant les Google Gadgets à son OS. Plus de 45 400 mini-applications deviennent ainsi disponibles. GOS 3 propose aussi la version 1.0 de Wine. Ce ne sont pas moins de 1 500 applications Windows qui deviennent utilisables sous gOS, des dizaines de milliers d’autres fonctionnant… avec quelques restrictions. Selon l’éditeur, ce produit sera avant tout destiné aux netbooks et nettops.

Dernière ligne droite pour Flash Player 10
Diverses nouveautés sont présentes sur le site Adobe Labs. On y trouve tout d’abord la release candidate 1 du lecteur Flash 10 (nom de code Astro, version 10.0.2.26), qui fonctionne sous Windows, Mac OS X et Linux (en version 10.0.0.569). Le support des cartes 3D est la principale nouveauté. Il permettra de créer des animations, jeux et applicatifs 3D similaires à ceux qui existent dans le monde des logiciels traditionnels. Les filtres et effets graphiques personnalisés sont des fonctions importantes qui font leur apparition avec Astro. Les créatifs vont se régaler. Enfin, la gestion du texte a été grandement améliorée. Le moteur de rendu vectoriel est également plus rapide. Côté multimédia, le codec Speex est intégré : c’est une alternative intéressante aux formats propriétaires employés par la firme. Enfin, le support de Video4Linux v2 fait son apparition. C’est une bonne nouvelle. Les développeurs seront heureux d’apprendre que la quatrième version «alpha» de Flex Builder est disponible pour Linux. Là aussi, nous nous acheminons vers une mouture stable. Notons enfin que les spécifications de la prochaine version du kit de développement Flex (le Flex SDK 4.0, nom de code Gumbo) ont été dévoilées. Gumbo exploitera les nouvelles capacités de Flash Player 10. Il sera plus rapide, plus souple et plus riche. Il permettra également de simplifier la collaboration entre les développeurs et les créatifs.

Yahoo lance la géolocalisation avec Fire Eagle
Pour Tom Coates, chef de produit de Yahoo Brickhouse (le département développement de la société), c’est un nouveau service à la disposition de tous : «Avec Fire Eagle, le Net sera plus pratique, amusant et intéressant grâce à l’élément de localisation.» Le service est proposé à tous les utilisateurs de mobiles qui se connectent à Internet. Pour être «géolocalisé» (via le GPS), le mobinaute doit avoir donné un accord préalable de confidentialité. L’attrait de ce service est qu’il rend possible de partager des services en fonction de sa position. Par exemple, certains ont déjà pensé à lier cette application à des sites comme Twister ou Pownce, outils de micro-blogging permettant à l’utilisateur de signaler à son réseau «ce qu’il est en train de faire». Désormais on saura aussi d’où il le fait. Passionnant…

Microsoft, «patch Tuesday» de sécurité : 11 bulletins, dont 6 critiques
Qui a dit «pause d’été»? Pas Microsoft… Le mardi 12 août, comme «patch Tuesday», risque fort de s’inscrire dans les annales. Selon plusieurs spécialistes, c’est l’une des mises à jour les plus fournies de ces 15 à 18 derniers mois. Elle règle le sort de 26 vulnérabilités touchant Windows, Office, Internet Explorer, Windows Messenger et d’autres encore. Microsoft reconnaît que deux, au moins, de ces vulnérabilités ont été exploitées ; donc, on parlera de bugs «zero day» -à régler sans faute au plus vite. Au total, dans cette livraison, on dénombre 11 bulletins, dont 6 qualifiés de «critiques». Les deux vulnérabilités les plus criantes sont :MS08-041 : un bug dans la commande d’ActiveX Snapshot viewer, qui est couplé à la base de données Access.
 MS08-042 : une faille, moins critique, dans Word, déjà mentionnée lors d’un bulletin début juillet.
Ces deux «bugs» ont déjà été repérés et exploités par des «hackers». Donc, prudence…
Mentionnons ensuite trois vulnérabilités liées au format de fichiers :
-MS08-043 pour Excel
-MS08-044 pour Office
-MS08-051 pour PowerPoint
Par ailleurs, on observera que 7 des 11 bulletins publiés le 12 août remplacent des correctifs de sécurité déjà publiés -ce qui n’est pas un fait exceptionnel dans les mises à jour.

Sony disposerait d’écrans OLED dès 2009
Sony avance ses pions sur la technologie à diodes «organiques». Les premiers écrans arriveraient en Europe dans quelques mois. On savait déjà que le géant nippon avait fait le choix de délaisser la production d’écrans à tube cathodique pour se concentrer sur la fabrication d’écrans LCD et Oled. Désormais, le constructeur serait prêt dès 2009 à concurrencer Samsung. Il faut dire que le coréen s’est fixé des objectifs de production de taille, à savoir la construction de 9 millions d’unités pour des écrans de 12 pouces d’ici mi-2009. A en croire le Nikkei Business Daily, les premiers modèles Sony pourraient être disponibles très rapidement. A noter que le japonais vend déjà sur son marché ainsi qu’aux Etats-Unis un modèle 11 pouces baptisés XEL 1. Pour rappel, la technologie OLED (Organique Light Emitting Diode) permet la fabrication d’écrans fins avec des rendus de couleur supérieurs à ceux des LCD et plasma, tout en garantissant des économies d’énergie. Néanmoins aucune date précise sur notre continent n’a encore été annoncée.

Boom du marché des «netbooks» ou PC «ultra portables»
Selon l’institut Gartner, les PC «ultra-portables» sont les modèles qui tirent le plus leur épingle du jeu. Ce sujet fait la «une» de l’actualité depuis plusieurs jours. Le marché des mini-ordinateurs portables est en pleine expansion. Après les «pionniers» du secteur (Asus, Acer…), les autres constructeurs se sont lancés dans la bataille - à commencer par Lenovo, Dell ou encore HP. L’institut d’études de marché Gartner prévoit qu’à la fin de cette année 2008 le nombre d’unités vendues pourrait atteindre les 5,2 millions. La progression serait forte et constante. Les analystes estiment le nombre des ventes, selon les prévisions, de 8 millions en 2009 à 50 millions en 2012. Selon George Siffler, directeur des recherches de Gartner, plusieurs facteurs font de ces mini-PC des machines très attrayantes : «Ces mini-portables sont susceptibles d’attirer une grande variété d’utilisateurs aux usages bien différents : navigation Internet, email, messagerie instantanée pour garder le contact avec ses amis ou sa famille…» Il y aurait alors, toujours selon Gartner, deux types d’utilisateurs
des «netbooks»:
-les non-professionnels, qui s’en serviraient comme machine principale,
-ceux qui l’utilisent comme machine d’appoint, pour transporter du travail dans leur déplacement, à la maison, en congé…»

IBM : une innovation pour stocker plus de data sur processeurs
Des chercheurs de Big Blue déclarent avoir trouvé une solution pour utiliser différemment et plus largement la technologie des mémoires. Le procédé permettrait de tripler les capacités de gestion des données stockées sur une puce. Les microprocesseurs, constate IBM, doivent supporter un nombre croissant de circuits de stockage (stockage circuitry) pour diminuer les délais nécessaires à la recherche de données sur des mémoires externes. Cette mémoire «cache» utilise des circuits appelés SRAM pour static random access memories. Ces SRAM sont rapides mais requièrent six transistors pour stocker un seul bit (binary digit) de données. Les nouvelles générations de puces, appelées DRAM pour «dynamic random access memories» ne nécessitent qu’un seul transistor et un autre composant appelé «capacitor» pour obtenir le même résultat. Mais ces DRAM, bien qu’elles aient l’avantage de stocker plus de données sur moins d’espace, présentaient jusqu’ici un inconvénient : elles sont trop lentes pour être utilisées en mémoire «cache». Des chercheurs d’IBM ont trouvé une solution pour les accélérer de façon très significative, en utilisant la fameuse nouvelle technologie dite «silicon-on-insulator». Elle permettrait de faire tomber à 1,5 nano-seconde (milliardième de seconde) au lieu de 10 à 12 nano-secondes, la latence nécessaire pour que le processeur accède aux données des mémoires périphériques. Ainsi, ce sont trois fois plus de données qui peuvent être stockées à proximité immédiate des processeurs sur le même espace. Ces mêmes chercheurs affirment que cette technologie sera applicable dans les générations de processeurs Power (d’IBM) livrables l’an prochain.

Google prépare un service de traduction avec «traducteurs humains»
La firme de Mountain View en serait à la phase de test. La plate-forme permet d’obtenir, en différé,  des traductions assistées ou validées par des traducteurs  et relecteurs en chair et en os… Les traducteurs automatiques ou logiciels automates de traduction sont relativement peu utilisés, car considérés par beaucoup comme peu fiables ou de piètre qualité (risque de non-sens, voire de contresens… verbiage insipide, erreurs grossières hors du contexte, etc.) même si les progrès en la matière méritent le détour.
Google aurait trouvé la parade à en croire le blog américain Blogoscoped. La firme de Mountain View ambitionnerait de créer un service collaboratif de traduction baptisé Google Translation Center. Actuellement, Google ne propose qu’un moteur de traduction dans ses «outils linguistiques» permettant de traduire automatiquement, dans 22 langues, les termes pouvant servir à des recherches en ligne. Le nouveau service dont il est question ici vise à traduire tout ou partie de documents. Des informations sont d’ores et déjà disponibles sur une FAQ de la société présentant ce service, ainsi que des captures décrivant en détail son fonctionnement. La méthode reste simple. Le service propose aux personnes qui souhaitent traduire un document de remplir un formulaire qui décrit leur projet, les langues choisies, et -ce qui est nouveau- les délais de remise du document. Chez Google, on innove  mais on ne bouleverse pas tout… 

  par La Tribune

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