Google lance Knol, un concurrent de Wikipedia

Encyclopédie en ligne

EL WATAN 28/07/2008 Google lance Knol, un concurrent de Wikipedia

 

A chacun son Wikipedia. Il y a quelques jours, www.algeriapedia.org, une encyclopédie algérienne sur internet basée sur le modèle wikipedia a été lancée par la filiale locale de la compagnie américaine Bivision – nous y reviendrons dans la prochaine édition de la page Multimédia.

Mercredi dernier, c’était au tour de Google, pas moins que ça, de lancer un site web appelé « Knol », sur lequel les internautes peuvent écrire sur des domaines qu’ils connaissent bien en y apposant leur signature, contrairement à l’encyclopédie en ligne Wikipedia qui autorise l’anonymat. « Nous sommes profondément convaincus que l’identification de l’auteur, à savoir qui a écrit quoi, rend le contenu plus fiable aux yeux du lecteur », déclare Cédric Dupont, responsable produit de Knol, selon Reuters. Le nom du service joue avec le début du mot knowledge (savoir), explique DuPont, et les articles publiés sur le site http://knol.google.

com sont appelés des « knols ». Google a effectué des tests restreints depuis décembre. Knol dispose d’outils de publication semblables à ceux utilisés pour les pages de journaux personnels, appelés blogs. Mais contrairement aux blogs, Knol encourage les auteurs à limiter leur prose à une page. « Nous voulons nous démarquer du modèle le dernier qui parle a raison » , ajoute M. Dupont. Google compte classer les articles publiés en fonction de leur popularité pour stimuler la compétition. Par exemple, le premier « knol » sur les « diabètes de type 1 » est l’œuvre d’Anne Peters, directrice des programmes cliniques sur le diabète à l’université de Californie du Sud. A mesure que d’autres auteurs écriront sur le diabète, Google classera les pages traitant de ce sujet en fonction de l’évaluation qu’en auront faite les internautes, des commentaires et de la fréquence avec laquelle des personnes s’y référeront, indique M. Dupont.

Knol n’interviendra pas ni ne validera les informations et les visiteurs ne pourront pas modifier encore moins compléter le contenu d’un knol à moins d’y être autorisés par l’auteur. Les lecteurs pourront avertir Google s’ils souhaitent formuler des objections à un contenu. Knol se situe à mi-chemin entre les publications personnelles et souvent subjectives trouvées sur les blogs et l’écriture collective sur laquelle reposent Wikipedia et d’autres sites « wiki ». Le service aura recours à ce qu’il appelle une « collaboration avec modération » dans le cadre de laquelle tout lecteur ayant des suggestions les fera auprès du ou des auteurs qui gardent la main et restent libres de les accepter, de les rejeter ou de les modifier avant qu’elles ne soient publiées.

Lancé mercredi dernier, Knol est loin d’égaler Wikipedia, http://www.wikipedia.org qui revendique 7 millions d’articles rédigés collectivement en 200 langues. Google a signé un contrat avec le New-Yorker du groupe Conde Nast, permettant aux auteurs d’utiliser les fameux dessins présents dans le magazine pour illustrer leurs articles. Google autorise également les auteurs à intégrer des publicités à leur article sur la base d’un partage des revenus.M. Dupont estime que plutôt que de concurrencer Wikipedia, Knol pourrait finir par être une des sources de références pour les pages de l’encyclopédie en ligne.

« Les knols viendront combler les lacunes actuelles du web. C’est notre espoir », confie M. Dupont.


  par Reuters, Samir Ben