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ENTOURÉ DE PLAGES PARADISIAQUES

Du côté du mont chenoua

ENTOURÉ DE PLAGES PARADISIAQUES
Du côté du mont chenouaRiche en valeurs et en histoire, la côte du Chenoua recèle des dizaines de plages à l'état naturel.

Resté à l'état sauvage, le mont Chenoua qui s'étale sur plus de 160 km de Tipasa jusqu'à Ténès, a une population dont le mode de vie est considéré comme un vestige du patrimoine culturel et historique national, tout en mettant en évidence, son importance sur le plan nord-africain par excellence, depuis la nuit des temps. Les ruines romaines de Tipasa, ne sont exploitées qu'à raison de 30% de leur richesse matérielle et immatérielle globale. La ville de Cherchell, avec ses vestiges qui datent depuis des siècles, et qui dégagent jusqu'à présent les signes de vie du peuple berbère qui a défié la puissance romaine par le passé. Aussi, les bourgades comme Sidi Ghilès, Tardjilet, Souk Akdhim (Ancien marché), Nador, Gouraya, Damous, Béni Haoua, Sidi Amar, El Hammadia, Meslmoune et plus, regorgent de paysages naturels dignes de célèbres régions du monde et rappellent de près des similitudes linguistiques, culturelles et traditionnelles avec la Kabylie dans toutes ses dimensions. Chaque nom de village ou de ville, porte une signification berbère qui démontre l'éveil de conscience et l'importance des actions relatives au contexte historique de la population de la région du Chenoua. «La soif des habitants du mont Chenoua de travailler en coordination avec les mouvements associatifs et citoyens de la Kabylie et autres régions berbérophones du pays, est une préoccupation permanente, afin de faire sortir la région de l'anonymat et de son isolement», selon des dizaines de citoyens que nous avons approchés tout au long de notre séjour dans la région.

Une nouvelle dynamique
Activant dans le sens de la promotion du patrimoine culturel et l'encouragement de la production artisanale à travers des expositions au niveau local, l'association culturelle Thifaouine qui célèbre la première année de sa création, apporte une nouvelle dynamique pour l'animation à Béni Haoua. Soutenue par les autorités locales, à commencer par la direction de la culture, cette association a réussi à organiser trois événements artistiques qui vont dans le sens de la promotion et la réhabilitation du patrimoine culturel et historique, dont le dernier festival remonte au 12, 13 et 14 août. Enregistrant un succès remarquable, citoyens et responsables au niveau local ont été subjugués par de nombreux témoignages qui ont souligné l'importance de la coordination et de la cohésion culturelle, sociale et économique qui vont redorer le blason de la région. Mahfoudh Redouane, chanteur et chef du groupe artistique Thifaouine qui a débuté en 1995, a eu l'idée de développer son groupe au niveau d'une association culturelle, afin d'amorcer une nouvelle dynamique artistique et culturelle dans la région. «Je me suis consacré depuis six ans à récupérer les mots berbères qui ont disparu de notre langue. Lorsque je ne trouve pas les mots que l'on utilise dans notre quotidien, je me réfère aux mots berbères des autres régions, comme le Touareg, le Kabyle, le Chaoui et plus, afin d'enrichir notre vocabulaire au niveau local», a affirmé Mahfoud qui a recueilli déjà une moyenne de 6000 mots avant qu'il ne passe au stade de l'édition de son premier livre sur la langue maternelle. De son côté, l'Association des scouts musulmans, n'a pas manqué de s'impliquer dans l'éducation et la sensibilisation des citoyens en faveur du développement local à Béni Haoua.
Riche de valeurs et d'histoire, la côte du Chenoua recèle des dizaines de plages à l'état naturel, qui méritent une attention particulière. Accueillant timidement, des centaines d'estivants de plusieurs wilayas limitrophes, les familles ne trouvent pas mieux que cette nature qu'ils placent au milieu de la montagne, d'une part et de la plage, d'autre part.
Les habitants des wilayas de Tipasa, Alger, Boumerdès, Blida, Chlef, Mostaganem et autres wilayas des quatre coins du pays qui connaissent la région, n'hésitent pas à placer leurs parasols la matinée et retourner chez eux en fin de journée, à défaut d'infrastructures d'accueil qui répondent à leurs besoins. Les uns appellent à l'investissement touristique dans cette région qui reste vierge, afin d'oeuvrer dans le sens du développement local et de l'ouverture vers d'autres secteurs, et d'autres préfèrent garder ce paysage naturel qui n'a pas d'égal en termes de beauté naturelle, tout en soulignant que la vocation de la région est agricole en premier lieu. Un sujet qui mérite un véritable débat qui répond aux besoins économiques et culturels à la fois. La plage de Sidi Brahim Ouest, était le lieu préféré du défunt artiste El Hachemi Guerrouabi dans les années 1970/80, ainsi que le défunt artiste, Abderrahmane Aziz qui préfèrait lui aussi, passer ses vacances au même endroit.

Pêche et pollution maritime
Les autres aspects qui préoccupent de plus en plus les citoyens avertis de la région, c'est la sécurité et la pêche maritime. Il y a quelques années, les pêcheurs de la région de Gouraya, Cherchell, Damous, Béni Haoua, Ténès et autres, arrivent tant bien que mal à pêcher des quantités plus ou moins importantes de poisson à consommer ou à revendre.
Malheureusement, les temps ont changé dans le sens négatif. Ces dernières années, ce n'est plus le cas. Les pêcheurs souffrent le martyre au point de perdre tout espoir de la grâce du poisson qui est pêché depuis des siècles.
Farid, ancien retraité de la Protection civile et Mohamed Ouachir, ancien cadre retraité, sont deux frères exemplaires de Gouraya, qui communiquent à merveille. Ils nous ont invités à assister à une plongée sous-marine au port de Cherchell.
La plongée au fond de la mer a lieu vers minuit, afin de tenter la chance et faire plaisir à la famille, d'une part et d'autre part, montrer à quel point la pêche du poisson ne fait plus recette. Au bout de 1h45 mn, Mohamed revient avec trois petits poissons qui ne remplissent pas le plat en mesure de satisfaire la faim d'une personne. «Il y a quelques années, lorsque je faisais une plongée sous-marine, je revenais avec au moins 15 à 20 kg de poisson au bout de quelque temps. A cause de la pollution maritime qui tue et fait fuir le poisson, ce n'est plus le cas» regrette-t-il, tout en révélant qu'il fera part de son expérience relative au domaine de la pêche et la pollution maritime dans la presse nationale. Il ne manque pas d'évoquer le danger d'un poisson qui porte le nom de la Méduse et laisse des brûlures graves qui conduisent jusqu'à la mort, au contact du corps des personnes.
Mohamed âgé de 55 ans environ, qui connaît bien les effets négatifs de ce poisson, ira jusqu'à attirer l'attention des pouvoirs publics, afin de se pencher sérieusement sur les risques et l'étude de ce nouveau phénomène de poisson qui a été découvert en Australie.
Rachid Mouassi, chef de daïra, dira à propos des programmes d'action qui accompagnent le développement local: «Au-delà du travail agricole que connaît la région, nous avons réuni l'ensemble des organismes concernés, à savoir l'Ansej, la Cnac, l'Angem, la Cnas, Casnos, afin d'inciter les jeunes à diversifier leurs projets vers d'autres secteurs d'activités», dira-t-il. Assurant son appui aux programmes d'actions culturelles et économiques dans la région, le chef de daïra de Béni Haoua, n'a pas manqué d'adresser des messages à la direction des jeunes, afin de redoubler les initiatives culturelles, artistiques et qui vont dans le sens du développement local, à commencer par l'élevage et plus au lieu de rester confinés dans les fermes à cultures sous plastique. Fervent militant de la culture et du progrès social, Abdelkader Bouali, président de l'APC de Béni Haoua, soutient de son côté l'esprit d'initiative au point de ne jurer que par son engagement permanent en faveur du rayonnement culturel et économique, tout en mettant en évidence, les moyens humains, matériels et financiers de l'APC qui nécessitent un plus pour répondre au minimum des besoins.
Présentant des espaces naturels aussi bien pour le repos moral que physique à longueur d'année et plus précisément durant les périodes estivales, la culture et les traditions du Chenoua, font partie de l'Algérie qui tient à ses racines, tout en étant ouverte sur la modernité et l'universalité.

l'Expression 

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