Le RCD accuse le pouvoir d’entretenir un niveau de violence en Kabylie

Le RCD accuse le pouvoir d’entretenir un niveau de violence en KabylieLe RCD accuse le pouvoir de s’accommoder avec un minima de terrorisme au lendemain de la décapitation d’Hervé Gourdel. « L’odieux assassinat du touriste français par les hordes islamistes n’est pas l’œuvre de sanguinaires venus d’ailleurs », a indiqué le parti dans un communiqué publié ce vendredi 26 septembre à l’issue d’une réunion de son secrétariat national.

« L’impuissance de l’État à assurer la sécurité sur tout le territoire national d’une part, et la stratégie du système à s’accommoder avec un minima de terrorisme, voire à entretenir un niveau de violence dans le pays d’autre part, particulièrement en Kabylie, sont le pendant de la volonté de fermeture de la vie publique et de la répression de toute contestation politique et sociale », estime le RCD. « Le pouvoir se retrouve aujourd’hui pris au piège de son propre jeu », a-t-il ajouté.

Le RCD estime que la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui accorde le pardon aux islamistes armés, a consacré l’impunité des terroristes. « On ne le dira jamais assez, la confiscation de la résistance et du sacrifice citoyens et des forces patriotiques contre le terrorisme islamiste par la promulgation de la charte dite ‘pour la paix et la réconciliation nationale’ qui consacre l’impunité porte les germes des conflits futurs », a-t-il affirmé.

Le RCD tire, ensuite, à boulets rouges sur le président Bouteflika et « ses sponsors » qui « ont imposé la voie de la gouvernance par la corruption, l’allégeance et la rapine ».

« Le RCD, qui puise ses référents politiques de la Déclaration du premier Novembre, des résolutions du congrès de la Soummam et des principes universels des droits de l’Homme, appelle à la vigilance et à un rassemblement le plus large pour créer le rapport de forces en faveur d’une transition consensuelle, pacifique et transparente », a-t-il déclaré.

Le parti commente ensuite l’entretien téléphonique entre le président français, François Hollande, et le Premier ministre Abdelmalek Sellal au sujet de l’otage français. « Au plan politique, l’impotence avérée du chef de l’État consacre un processus de prise de décision en marge de la vie institutionnelle et de la légalité constitutionnelle. Pendant que le pays s’enlise dans la dérive, le pouvoir est absorbé par un jeu de chaises musicales pour museler la vie publique et préparer une succession à huis clos contre la volonté des Algériens », a-t-il souligné.

Pour lui, cet entretien téléphonique « est une autre manifestation de cette dérive ». « Il n’est pas incongru de penser que François Hollande, embourbé dans les interventions militaires, ait pris attache avec le chef d’état-major Gaïd Salah pour s’assurer de leur bonne exécution et dont les tenants et aboutissants échappent à la décision nationale. Cette situation est dangereuse pour la Nation », a-t-il lancé


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